MA FLEUR DU MAL

Te souviens-tu de mon dernier songe?
De ces bruits de pas qui résonnent si fort où mon souffle se brise, où tout se fige…

Ma mémoire s’évapore quand le ciel se pare de sa couverture noire. Je m’allonge étourdie par cet appel au désespoir

Il fait si doux parmi les ténèbres. Sans but, je flâne recherchant l’aigreur de l’humanité.
Même la lune s’y amuse! Sa lueur ne m’éblouis que d’une simple virgule. Elle s’amenuise au fil de mes pas. Est-ce bien alors mon rythme que j’entends ou l’écho d’un autre?

Le chemin me semble sans fin, sinueux partiellement voilé. Dans cette ballade incertaine, mon regard se perd.
D’un battement de cils, mes yeux s’ennivrent à nouveau.

De mon ombre, jaillit ce paysage barbouiller d’innombrables pétales aussi délicates que versicolores;
comme si cette fragile tendresse m’embrasse de ses bras pour me souffler tout bas, que tout ira bien…
Que si l’hirondelle trace, le printemps lui s’installe

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